jeudi 4 septembre 2008

P. 67. Visite du Camp de Pithiviers et chemin de la mémoire en Sologne

A l'occasion des Journées européennes du patrimoine,
le CERCIL
propose une visite guidée du Camp de Pithiviers
et d'une ferme de Sologne, annexe de Pithiviers
ainsi que de Beaune-la-Rolande

Nathalie Grenon, Directrice du Centre d'Etude et de Recherche sur les Camps d'internement du Loiret (Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Jargeau) et la déportation juive :

- "C’est la première fois qu’une visite du site de l’emplacement de l’ancien camp de Pithiviers a lieu… Des commémorations se déroulent évidemment chaque année, mais avec le décès des derniers témoins directs, il n’y avait plus la mémoire des lieux, juste la présence du monument aux morts.

L’an dernier, nous avons préparé un travail similaire dans les fermes de Sologne. Les familles, le public de proximité nous ont demandé de renouveler l’opération.
Cette visite se déroulera en présence du dernier témoin à avoir été interné dans la ferme de la Matelotte.

Le public participant à ces journées est très varié.
Il s’agit tout autant des familles des victimes (qui viennent parfois de très loin, des Etats-Unis l’an dernier par exemple), que des habitants des territoires sur lesquels se trouvent les sites. Cette mixité des publics est très précieuse aussi pour recueillir des témoignages."

(Photo : Camp de Pithiviers. DR)

Sur les traces de l’ancien camp d’internement de Pithiviers.

La création culturelle dans les camps du Loiret.

Dès leur arrivée dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers dans le Loiret, le 14 mai 1941 et jusqu’à leur déportation pour Auschwitz en 1942, plus de 3 500 hommes, juifs, étrangers pour la plupart, vivent dans la plus grande angoisse.

Pour lutter contre l’incertitude de leur sort, l’éloignement de leur famille, ils développent une activité culturelle importante : théâtre, concerts, cours de dessin, fabrication d’objets divers, qu’ils envoient ou donnent à leur famille à l’occasion des visites. Souvent pour les enfants qui ont survécu, ces objets sont le dernier lien ou le dernier souvenir qui les rattache à leur père disparu à Auschwitz.

Les participants chemineront accompagnés d’historiens et de témoins tout au long de cette visite.

Le Samedi 20 septembre 2008. Départ à 14h30 précises, gare de Pithiviers.

Attention : accès uniquement sur réservation au 02 38 42 03 91
ou par courriel auprès du CERCIL (cliquer ICI).


(Photo : Ferme annexe. DR)

Un chemin de la mémoire.

« Les fermes de Sologne », annexes des camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers (juillet 1941- juillet 1942).

A partir de juillet 1941, près de 300 Juifs, internés dans les camps de Beaune-la-Rolande et de
Pithiviers (Loiret), sont transférés en Sologne dans trois fermes :
- la Matelotte entre Cerdon (Loiret) et Argent-sur-Sauldre (Cher),
et celles
- du Rozoir
- et du Ousson, à Vannes-sur-Cosson (Loiret).

De mai à juillet 1942, ils sont rapatriés dans les camps du Loiret pour être déportés directement des gares de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande pour Auschwitz.

Dans le cadre des journées européennes du Patrimoine, le Cercil et les Marcheurs et Randonneurs Argentais vous proposent une visite de l’une de ces fermes, celle de la Matelotte. Son histoire et celle des hommes qui y ont vécu pendant une année seront évoquées tout au long du parcours. Les participants chemineront accompagnés d’historiens et de témoins.

Le Dimanche 21 septembre 2008. Départ à 9h30 précises, gare d’Argent-sur-Sauldre.

Attention : accès uniquement sur réservation au 02 38 42 03 91
ou par courriel au Cercil (cliquer ICI).


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Dans le camp de PHITIVIERS je crois qu'il y aavait dès 194O des soldats Français faits prisonniers pendant la débacle.
Mon père Georges y fût interné avant d'être envoyé en Allemagne où il a été libéré par les Américains. Il rejoignit ses proches en Avril 1945.

JEA a dit…

Pour toute documentation, je ne puis que vous conseiller de prendre contact avec le CERCIL (voir la colonne de liens à droite de la première page).
Merci à vous pour votre commentaire.

JEA