mardi 29 janvier 2008

P. 10. Auguste et Céline Valadas, Justes parmi les Nations

(Photo : Le Populaire)

Ce 28 janvier : une cérémonie s'est déroulée à l'Hôtel de Ville de Limoges en hommage à deux nouveaux Justes parmi les Nations.

C'est à titre posthume que les diplômes et médailles de Justes ont été attribués à Auguste Valadas ainsi qu'à son épouse, Céline. Le Comité Français pour Yad Vashem avait délégué Victor Kuperminc à cette cérémonie.
Les enfants de ce couple de Justes ayant marqué leur volonté de voir confier au Musée de la Résistance et de la Déportation les documents aux noms de leurs parents, médailles et diplômes vont désormais figurer dans ce Musée en complément du Livre d'or des Justes du Limousin.

Synthèse du dossier Yad Vashem :

- "La ferme des Valadas se trouve sur le territoire de Champnétery. Auguste et Céline y habitent avec leurs trois filles : Andrée, Juliette et Simone.
Leur courage va les conduire à sauver les Finkelstein. Ceux-ci étaient Parisiens (mais d’origine galicienne) et le couple eut lui aussi trois filles : Lucienne (1931), Francine (1940) et Solange (1943).

L’occupation, les mesures antisémites, les rafles font fuir les Finkelstein qui finissent, en octobre 1942, par se réfugier à Saint-Léonard-de-Noblat.
En 1944, la situation va devenir intenable pour eux. Par une heureuse indiscrétion, la famille est avertie qu’elle figurera dans la prochaine rafle.

L’errance des Finkelstein reprend. Tandis que les nazis ne les ayant pas trouvés à Saint-Léonard-de-Noblat incendient la maison, la famille se scinde.
Les parents et leur bébé, Solange, sont pris en charge par les Valadas.
Les deux aînées, Lucienne et Francine, sont mises à l’abri par d’autres villageois.

D’avril 1944 jusqu’à la Libération, Auguste et Céline Valadas vont risquer leur propre vie pour que celles des Finkelstein soient sauves."

Solange Finkelstein (d'après un cliché FR 3)


3 commentaires:

Maurice Winnykamen a dit…

Je vis chaque remise de médaille comme un évènement majeur dans notre vie perturbée.
Aussi, tant en mon nom personnel, en ma qualité d'enfant caché qui fit reconnaitre sa famille d'accueil savoyarde, les Pegaz, parmi les Justes, qu'au nom du musée de la Résistance de Nice au nom duquel j'eus l'honneur de recevoir les médailles de Clémentine Riccobono, la Niçoise, et de Marie-Valentine et Edmond Deneuve, les Cannois, qui sauvèrent la famille Konopnicki, je souhaite aux enfants Valadas que survive à tout jamais la mémoire de leurs parents, et j'adresse notre meilleur salut confraternel au Musée du Limousin.

Anonyme a dit…

REPONSE A MAURICE WYNNIKAMEN

Bonsoir Maurice,

Merci pour ton émouvant commentaire. Tu ne le sais peut-être pas, c'est moi qui ai remis la médaille des Justes VALADAS au Maire de Limoges pour être déposée au Musée de la Résisitance et de la déportation de la Hte Vienne.

Au plaisr de te revoir un de ces jours à Nice.

VICTOR KUPERMINC
victorkuper@gmail.com

Victor Kuperminc a dit…

Bonsoir Maurice,

Merci pour ton émouvant commentaire. Tu ne le sais peut être pas, c'est qui ai remis la Médaille des Justes VALADAS au Maire de Limoges, lundi dernier 28.01.08. La médaille a été déposée au Musée de la résisitance et de la déportation de la Hte Vienne.

Bonjour à Sonia, à un de ces jours à Nice, amitiés.

VICTOR KUPERMINC
victorkuper@gmail.com