lundi 30 juin 2008

P. 53. Six mois de blog...


Evaluation (sommaire) après six mois de blog.

- 54 pages dont :

26 relatives au Comité Français pour Yad Vashem ;
24 consacrées aux nouveaux Justes parmi les Nations honorés en France ;
22 à l'actualité des publications.

- Plus de 7.800 visites réelles (le compteur présente quelques semaines de retard sur les débuts du blog)

- Des lecteurs venant d'horizons multiples :

Algérie
Allemagne
Australie
Belgique
Brésil
Canada
Croatie
Espagne
Finlande
France
Ghana
Grande-Bretagne
Hollande
Indonésie
Israël
Italie
Liban
Martinique
Maroc
Pologne
Portugal
Réunion
Sénégal
Serbie et Montenegro
Soudan
Sri Lanka
Suède
Suisse
Turquie
USA : Californie, Floride, Georgie, Maryland, Massachusetts, Missouri, New York, Ohio, Pennsylvanie, Texas, Washington.

- Des lecteurs entrant sur le blog :

via des sites référents = 48%
via des moteurs de recherches = 27 %
en accès direct = 25%.

- Une moyenne de 3 pages lues à chaque ouverture du blog.

- La page 51 a été la plus consultée, soit celle décrivant l'agrandissement du Musée de Roubaix pour un membre du groupe si bien nommé "Collaboration".

- Mais une réactivité très faible attestée par le nombre fort limité de commentaires. Un seul de ceux-ci a été refusé sous la responsabilité de la modération. Pour cause d'antisémitisme.
Eu égard au nombre important de lecteurs habitant dans des pays non francophones, il importera de préciser dorénavant qu'aucune obligation ne restreint au Français la rédaction des commentaires.

Constat : Ce blog a tenté de répondre à la confiance qui lui avait été accordée pour ouvrir un espace complémentaire au Portail, aux Publications, aux Cérémonies et aux autres activités fondamentales du Comité Français.

Objectivement et en six mois, cette cinquantaine de pages n'ont rencontré qu'une indifférence limitée et n'ont point trop soulevé d'hostilités déclarées.
Sans négliger ces réactions négatives, ce blog a veillé à remplir concrètement un rôle d'information et de diffusion des travaux menés à bien par tous les Membres du Comité. Celles et ceux qui constituent avec une infinie patience et une grande compétence les dossiers de reconnaissance de Justes. Puis celles et ceux qui élaborent avec grande attention et animent avec un humanisme chaleureux les cérémonies de remise de diplômes et médailles de Justes. Enfin, toutes celles et ceux qui, à des titres divers mais indispensables et complémentaires, font du Comité un lieu et un organe unique pour reconnaître et honorer les Justes de France.

Une précision encore. Pour chacune des cérémonies de remises de diplômes et de médailles, le blog dépend et de Paris et des délégués du Comité. Sans eux, aucun écho spécifique ne peut être diffusé largement comme l'attestent les chiffres de consultations. Ce qui explique les remerciements pleinement justifiés qui complètent ces échos.

Enfin, s'il a proposé régulièrement une lisibilité du Comité Français, ce blog s'est inscrit plus largement dans "une défense et une illustration" du travail de mémoire - toujours à recommencer - portant sur la Shoah. Il s'agit-là d'une fidélité fondamentale au souvenir des persécutés mais aussi des Justes parmi les Nations.

Le dernier mot de cette évaluation sera un remerciement à Jenny Laneurie, alors Secrétaire générale, qui fut à l'initiative de ce blog.

samedi 28 juin 2008

P. 52. Deux Justes dans les Vosges

(Titre de L'Est Républicain, le 23 juin).

Marie-Berthe Durant et sa fille Marie-Louise Pardonnet-Cousot ont été reconnues à titre posthume comme Justes parmi les Nations.

La cérémonie s'est déroulée ce 22 juin à Bazoilles et Ménil dans les Vosges. Le Comité Français pour Yad Vashem était représenté par son délégué, Didier Cerf. Dans son discours, celui-ci a mis en évidence la rareté d'un tel événement dans la Région :

- "On compte 22.000 Justes dans le monde dont 2.800 en France et une dizaine dans les Vosges."

Reportage de L'Est Républicain (signature S. Mx) :

- "La voix saccadée, les yeux rougis par l'émotion. Plus que dans tous les longs discours, c'est dans le visage d'henriette que l'on pouvait lire l'horreur de la Seconde Guerre mondiale. L'horreur mais aussi la gratitude envers celles qui lui ont sauvé la vie ainsi qu'à son frère et à sa soeur.

Plus de soixante ans plus tôt, Henriette Zygas n'était encore qu'une jeune fille. Paulette, Jacques et elle vivaient des jours heureux avec leurs parents, Léon et Néché. Propriétaires d'une blanchisserie à Nancy, ils durent s'exiler à Prades dans les Pyrénées-Orientales, à l'arrivée des troupes allemandes.

Près de quatre ans plus tard, la famille Zygas sera brisée à jamais. En cette funeste nuit du 23 février 1944, des policiers allemands, aidés de miliciens français, viennent arrêter Léon et Néché. Ils périront à Auschwitz après être passés par la Citadelle de Perpignan et le camp de Drancy.

Envisageant le pire, les époux Zygas avaient souvent répété à leurs enfants que, s'il arrivait {malheur}, il leur fraudrait tenter de rejoindre Bazoilles-et-Ménil. Là où se trouvaient Marie-Berthe Durant et sa fille Marie-Louise Pardonnet-Cousot. Celles qui allaient devenir "Maman Berthe" et Malou pour les trois orphelins.

Les enfants Zygas connaissaient bien les deux femmes pour avoir, dès 1932, passé plusieurs séjours chez elles. Malgré tous les risques qu'elle encourait, la fratrie prit le train en direction de la Lorraine., accompagnée d'une amie de leurs parents. Arrivés à la gare de Mirécourt, ils furent pris en charge par Marie-Louise Pardonnet-Cousot. Par les bois, ils rentrèrent à Bazoilles-et-Ménil où Marie-Berthe Durand et sa fille prirent soin des deux jeunes filles jusqu'à la libération et de Jacques jusqu'en 1949, lui qui était scolarisé dans la commune."

(Cliché de L'Est Républicain, à gauche : Didier Cerf, délégué qui doit être remercié pour sa documentation).

mercredi 25 juin 2008

P. 51. Une extension de Musée pour un membre du groupe "Collaboration"

A Roubaix, le Musée de la Piscine s'agrandit
pour Henri Bouchard,
Président du "Salon des Artistes français"
tout au long de l'occupation

Henri Bouchard dans son atelier (Photo : "Nice Matin").

Dans "Le Monde" , Clarisse Fabre a rendu publique une forme muséale de réhabilitation pour un collaborateur très officiel :

- "Faut-il transférer l'atelier d'Henri Bouchard (1875-1960), sculpteur académique qui a fait le voyage en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale et qui a exprimé sa sympathie pour l'occupant nazi, au musée de La Piscine, à Roubaix ? Et l'artiste est-il important au point que ce musée du Nord engage des travaux d'extension pour reconstituer son atelier - installé jusqu'en 2007 dans le 16e arrondissement de Paris - et accueillir ses 1 296 oeuvres, des sculptures mais aussi des dessins ? Ces deux questions sont déjà tranchées, et le débat n'a pas eu lieu. Le passé de Bouchard n'a jamais été évoqué dans la longue chaîne de décisions qui a précédé le décret ministériel de décembre 2006, autorisant le transfert de propriété de l'atelier qui appartenait à l'un des fils du sculpteur, François Bouchard. Seuls les Verts de Roubaix ont tenté de barrer la route au projet, en vain.

(...)

Dernière question : pourquoi l'oeuvre de Bouchard, natif de Dijon - dont le Musée des beaux-arts possède des sculptures - atterrit-elle à Roubaix ? La réponse est sans doute la clé de l'histoire : la belle-fille du sculpteur, Marie Bouchard, est devenue conservatrice pour préserver au mieux l'atelier - qui sera classé "musée de France" en 1985. Elle s'est liée d'amitié, entre autres, avec Bruno Gaudichon, du musée de Roubaix, et Antoinette Le Normand-Romain, aujourd'hui directrice générale de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA). Cette dernière a eu l'idée d'envoyer l'atelier à Roubaix. Elle le reconnaît : "Cette sculpture a longtemps été snobée pour son académisme. Aujourd'hui, nous formons une petite famille." Très soudée." (14 juin 2008)

"La Voix du Nord" répond à cet article. Sur le ton de la mise en cause d'une Parisienne manipulée politiquement, une journaliste cherchant à travers le sculpteur... le Musée même :

- "...À moins que la polémique vise davantage à faire du tort à La Piscine, jeune musée (ouvert en 2001) qui se retrouve cette année classé 5e au palmarès national des musées... « La journaliste du Monde a été bien briefée par les Verts de Roubaix, qui se sont toujours opposés à l'extension du musée », note, amer, Jean-François Boudailliez (1). La meilleure façon de trancher est encore de se faire sa propre opinion : La Piscine organise à partir de samedi et jusqu'au 20 septembre une exposition de dessins et croquis de Bouchard." (18 juin)

Les lecteurs comprendront que sur ce blog, il n'est pas question de céder à des sirènes politiques. Pas plus que de prononcer des jugements esthétiques ou de vouloir mettre en cause l'importance d'un Musée, soit-il du Nord ou d'ailleurs.

Par contre, tout travail de mémoire sur l'époque de la Shoah appelle ici des échos. Sans recherche de revanche. Mais par esprit de justice et de respect pour celles et ceux qui ont été persécutés, qui ont osé résister.

Or, au nombre des "sympathies" d'Henri Bouchard pour le nazisme, figure bien l'incontournable voyage officiel à Weimar (en novembre 1941). A dix kilomètres du camp de Buchenwald.

De retour, le sculpteur passe la brosse à reluire sur les bottes de ses hôtes. Dans "L'Illustration" du 7 février 1942 et sous le titre : "La vie de l'artiste dans l'Allemagne actuelle", il signe quatre pages non équivoques. Henri Bouchard y salue :

- "... la vie presque féerique que le gouvernement du Reich sait faire à ses artistes qui semblent être là les enfants chéris de la nation" ;

et conclut :

- "... c’est ainsi qu’un grand pays estimant la valeur et l’effort de la création artistique, comprenant sa nécessité dans les fastes de son histoire met sur un piédestal l’artiste, son savoir, son bonheur, sa culture intellectuelle, ses œuvres et la dignité de sa vie".

Si près de Buchenwald, évoquer une "vie féérique" et parler de "dignité" !!! Pas un mot pour tous les artistes stigmatisés comme Juifs, chassés des sphères de la musique, du cinéma, du théâtre, de la peinture, dont les livres ont été brûlés, aux oeuvres traitées avec barbarie, et qui ont été finalement exterminés dans les camps... Au grand bénéfice d'"artistes" aryens bien en cour auprès des nazis, eux qui inventèrent les termes d'"art dégénéré"...

Autres glorieux "pélerins" français de Weimar : des écrivains au nombre desquels Brasillach, Chardonne, Drieu La Rochelle, Fernandez et Jouhandeau (DR).

La célébrité d'Henri Bouchard étant objectivement relative, juste quelques dates pour jalonner sa carrière :

- 1901 : Prix de Rome ;

- 1902 - 1906 : pensionnaire de la Villa Médicis à Rome ;

- 1914-1918 : passe la guerre dans les rangs de la Section de camouflage à Amiens ;

- 1924 : installe son atelier 25 rue de l'Yvette à Paris 16e ;

- 1929 -1945 : enseigne à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris ;

- 1930 : monument "Au génie colonisateur français" pour marquer le centenaire de la colonisation de l'Algérie ;

- 1941-1944 : Président du Salon des Artistes Français ;

- 1942 : membre du "Comité d’Honneur" de l’exposition Arno Breker à Paris (voir photo) ;

- 1944 : à la Libération, reconnu comme collaborateur par le comité directeur du Front National des Arts réuni sous la présidence de Picasso.

Mai 1942, discours inaugural d'Abel Bonnard (2) pour l'ouverture de l'exposition Breker (3) à l'Orangerie des Tuileries (Photo : LAPI/Roger-Viollet. DR).

Sur son portail, "Paris 16e et vous" présente Henri Bouchard comme prolifique mais grand méconnu :

- "Artiste libre et indépendant mêlant académisme et innovation art déco, Henri Bouchard, sculpteur du début du XXème siècle, étonne par la pureté et le dépouillement de ses sculptures.
On lui doit l’apollon de la terrasse du palais de Chaillot et la façade monumentale de l’église saint-Pierre de Chaillot. Henri Bouchard a laissé derrière lui un nombre incalculable d’oeuvres : façades d’immeuble, monuments aux morts, statues pour les parcs publics, décorations d’église...Malgré cette oeuvre féconde, son nom reste très peu connu..."

Silence prudent sur les années d'occupation. A la lumière de sa collaboration et de son comportement de courtisan pour installer une "corporation" des artistes, les mots "libre et indépendant" sont plutôt inadéquats. Et si "son nom reste méconnu", n'est-ce par aussi parce que ce nom est définitivement lié à une collaboration active et sans excuses ?

Dans une étude publiée au Seuil sous le titre : "L'art de la défaite. 1940-1944", Laurence Bertrand Dorléac, elle, n'avait pas laissé Henri Bouchard dans l'ombre et le flou artistique.

Au contraire, elle y précisait la personnalité de ce sculpteur et son comportement sous la double férule de Vichy et des occupants. Une (re) lecture s'impose pour retrouver les hommes et les faits qui ont marqué cette époque où d'aucuns perdirent toute dignité devant les uniformes allemands.

Interrogée sur l'article de Clarisse Fabre publié dans "Le Monde", Mme Bertrand Dorléac ne se range pas derrière les suspicions des Amis du Musée relayées par "La Voix du Nord" (chercher à nuire à un nouveau Musée). Pour ce blog, elle commente :

- "A vrai dire, je n'ai vraiment rien à ajouter. L'article du Monde ne fait pas état de la participation du sculpteur au groupe Collaboration mais pour le reste, il résume bien la situation." (Courriel, 15 juin).

Car effectivement, Henri Bouchard était membre d'un groupement au nom devenu synonyme de bassesse devant l'occupant : "Collaboration". Fondé fin 1940 par Alphonse de Châteaubriand (4), ce groupe fut autorisé début 1941 par Otto Abetz (5).

Contrairement à ce qui se dit et s'écrit actuellement à Roubaix, la "collaboration" de ce groupe ne fut pas "uniquement artistique". Comme le prouvent ses statuts, cette "collaboration" se voulait pleinement idéologique :

- "1. Pour rassembler les Français de bonne volonté qui souhaitent sincèrement établir une France nouvelle dans une Europe nouvelle ;

2. Pour réaliser ce dessein tel qu'il a été exposé dans les divers messages du maréchal Pétain ;

3. Pour soutenir la politique extérieure et intérieure de la France telle qu'elle a été définie par le Message du Chef de l'Etat du jeudi 10 octobre 1940, et au besoin pour le défendre ;

4. Pour établir dans les rapports franco-allemands cet esprit de collaboration tel qu'il a été défini et préconisé par l'entrevue de Montoire et pour mieux faire connaître aux Français l'Allemagne réelle." (6)

A Roubaix, au Musée de la Piscine, ce sculpteur va bénéficier d'une reconnaissance et d'une mise en valeur dans une nouvelle aile. Comme trop souvent, d'une part s'accumulent les discours appelant au "devoir de mémoire", à la nécessité de ne pas "banaliser" l'occupation et ses zones d'ombres... tandis que d'autre part, les faits contredisent voire trahissent concrètement ces intentions publiques.

Reste au Musée de la Piscine à prendre langue avec celui de Nörvenich pour demander en prêt des sculptures de Breker afin qu'à Roubaix, Henri Bouchard se retrouve en bonne compagnie.

Notes :

(1) Adjoint au maire de Roubaix, en charge de la culture.

(2) Autre membre du groupe Collaboration. Ministre de l'Education et de la Jeunesse à partir d'avril 1942. Surnommé "la gestapette" par Jean Galltier-Boissière. Exilé en Espagne après guerre. Exclu de l'Académie française.

(3) Arno Breker. Sculpeur préféré d'Hitler auquel il servit de guide dans Paris occupé. Au service du ministère de la propagande du IIIe Reich. Mort sans une once de regret, considérant jusqu'au bout que son "art" n'avait rien de "politique".

(4) Président du groupe Collaboration. Directeur de "La Gerbe". Parti dans les bagages des Allemands en déroute, est mort caché dans un monastère du Tyrol.

(5) Sous l'occupation, Ambassadeur de l'Allemagne à Paris.

(6) Jeannine Verdès-Leroux, "Refus et violences. Politique et littérature de l'extrême droite des années trente aux retombées de la Libération", Gallimard, 1996.

vendredi 20 juin 2008

P. 50. 6 jours pour les 60 ans d'Israël

Chères Amies, Chers Amis,

60 ans de combats de toutes natures,
60 ans de victoires dans les domaines de la démocratie, du courage, de la science, de la recherche médicale, de la culture, et de l'art.

A cette occasion, YAD VASHEM en partenariat avec l'APAC
( Association pour la Promotion de l'Art Cantorial et des Jeunes Talents )
propose à un nombre limité de personnalités d'horizons divers, un voyage d'exception.

Un programme d'excellence permettra à chacun des contacts de haut niveau et des spectacles exceptionnels.
Préparé avec beaucoup de soin, il offrira à chacun de l'agrément, de l'intérêt et du partage.
Cette approche d’Israël se veut conviviale, originale, riche de contenu…et de détente.
Ce voyage est conçu en exclusivité pour nous et par nous.
Tout est mis en oeuvre pour que ce souvenir soit UNIQUE dans la mémoire de chacun.
Si certains, parmi ceux qui nous feront l'honneur et le plaisir de participer à ces "6 jours pour 60 ans" ont des contraintes particulières à respecter, nous en tiendrons le plus grand compte lors de votre inscription.

Merci de nous contacter si vous désirez prolonger votre séjour après le 30 octobre.
Le prix définitif, tout compris (vol, transferts, hébergement, tous repas, spectacles, visites), sera de 2.550 €/personne (base chambre double -hors assurances) sachant que nous souhaitons un groupe limité à 80 personnes.
Les inscriptions doivent être effectuées avant le 25 juillet 2008.
Afin de bloquer votre réservation, merci de bien vouloir nous envoyer un chèque de 1.000 euros par personne en dépôt non encaissable, que nous vous restituerons lors de votre paiement global : Comité Français pour Yad Vashem, 20, quai des Célestins 75004 Paris.
Le voyage sera à régler directement à l’agence de voyage par carte bancaire.

Pour tous renseignements complémentaires vous pouvez nous contacter :
01.47.20.99.57
yadvashem.france@wanadoo.fr

La qualité optimale au profit de chacun et chacune d'entre vous sera notre souci permanent .
C'est pourquoi nous avons choisi un voyage " TOP-VIP ", à nul autre pareil, après toutes les festivités officielles qui se dérouleront de Mars à Mai, afin de vous garantir l'excellence des prestations.
Dans l'attente de votre réservation, dont nous vous remercions.
Très sincèrement à vous.

Me Corinne CHAMPAGNER KATZ - Raphaël COHEN Cantor
Présidente du Comité Français pour Yad Vashem - Président Fondateur de l’APAC
Daniel SANDLER
Conseil Exécutif du Comité Français Yad Vashem, Porte Parole de l’APAC.


Programme

Vendredi 24 Octobre :

Départ pour Tel Aviv sur le vol régulier EL AL de 11 H.
A l’arrivée transfert vers Jérusalem.
Hébergement à l’hôtel Inbal 5 étoiles luxe jusqu’au 28 octobre.
Participation à l’office de la grande Synagogue de Jérusalem avec Cantor et la chorale de la Synagogue.
Dîner de Chabbat à l’hôtel (en présence d’un invité de marque).

Samedi 25 Octobre :

Le matin participation à l’office de la grande Synagogue de Jérusalem avec Cantor et la chorale de la Synagogue.
Un programme spécial est prévu pour ceux qui ne souhaitent pas participer à l’office.
Après l’office ballade à pied dans le quartier de Talbieh.
Déjeuner de Chabbat au Sheraton Plaza puis ballade à pied dans la vielle ville de Jérusalem.
Le soir visite privée du Musée de Jérusalem avec dîner en musique en présence d’un invité de marque.

Dimanche 26 Octobre :

Départ tôt le matin pour la visite de Ir David ensuite visite complète de Yad Vashem avec déjeuner sur place.
Retour à l'hôtel Inbal en fin d’après midi.
19 H : cocktail - barbecue - soirée concert.


Lundi 27 Octobre :

Visite de la Mer morte (Photo : DR), Massada, Ein Guedi, déjeuner chez les bédouins, baignade dans la Mer morte.
Le soir réception dans la résidence du Président Shimon Peres.
Dîner dans les jardins du musée Anna Ticho avec musique et invité de marque.

Mardi 28 Octobre :

Après le petit déjeuner, visite de la Cour Suprême, puis départ pour Tel Aviv visite de la ville blanche, de Newe Tsedek et de Jaffa.
Dîner sur la terrasse du musée Ilana Gour à Jaffa et invité de marque.
Hébergement à l’hôtel David Intercontinental 5 étoiles luxe.

Mercredi 29 Octobre :

Journée consacrée à la Galilée, Césarée, les villages Druzes, puis visite d’une entreprise symbole de la réussite israélienne, déjeuner sur place.
Rencontre avec le Président fondateur de l’entreprise.
Ensuite départ pour Safed puis Tibériade.
Croisière dînatoire privée sur le Lac de Tibériade, en musique. Retour à Tel Aviv.

Jeudi 30 Octobre :

Après le petit déjeuner, reconnaissance des bagages à l’hôtel, réception des cartes d’embarquement.
Départ pour la visite du Musée du Palmah, déjeuner sur le port de Tel Aviv avant de partir pour l’aéroport pour le retour sur Paris.
Départ 17 H sur le vol régulier EL AL. Arrivée à Paris à 21 H.

22 juillet : nous sommes désolés d'annoncer que ce voyage est annulé.

mercredi 18 juin 2008

P. 49. Les sauveteurs de Denys Lévy

Photo extraite du Reportage de Nice Matin en date du 18 juin.

Deux nouveaux Justes parmi les Nations :
Emile Hugues et son épouse Lucie Laffitte
ont été honorés à Saint-Paul de Vence.

Leur dossier à Yad Vashem porte le résumé du sauvetage de Denys Lévy :

- "Jérôme Lévy, est issu d’une famille d’Alsaciens ayant opté pour la France après la guerre de 1870. Il était commandeur de la Légion d’Honneur et a joué un rôle important dans la vie politique d’avant-guerre : chef de cabinet d’Aristide Briand, délégué de la France à la Société des Nations. Il rejoindra la Résistance en 1940 suivi de son fils Denys qui, dès 1941 (il a 16 ans) adhère au réseau Brick.

En Septembre 1939, la famille a quitté son domicile de l’Avenue Foch pour sa maison de Deauville, Denys suivant sa scolarité à Caen. Quand les Allemands franchissent les lignes alliées, ils séjournent à Vichy puis au Pyla. Les Lévy s’installent ensuite à Cannes en zone libre où Denys poursuit sa scolarité en première et terminale.

En octobre 1942, ne pouvant poursuivre ses études à Cannes où ses parents restent, il est hébergé à Nice par une cousine, Anne-Mathilde Paraf.
Il est élève de Mathématiques supérieures au Lycée Masséna de Nice pendant l’année scolaire 1942-1943, il y fait connaissance du futur sénateur Pierre Laffitte.

En septembre 1943, les Allemands ayant envahi la partie de la zone dite libre préalablement occupée par l’Italie, procèdent à des rafles massives de juifs. Denys est alors conduit par Anne-Mathilde Paraf et Emile Roche, chez Lucie Laffitte, mère de Pierre Laffitte, à Saint-Paul de Vence, où il reste une semaine sans sortir dans une chambre aux volets clos.

Maître Emile Hugues, notaire à Vence et ami de Lucie Laffitte, vient chercher Denys et l’amène chez lui, où il reste quinze jours tout seul. Puis les parents de Denys le rejoignent et Emile Hugues met à leur disposition la maison de ses parents proche de la sienne. Ils y resteront jusqu’à la Libération, en août 1944. Lucie Laffitte et Emile Hugues leur rendaient visite presque quotidiennement. Pierre Laffitte venait régulièrement donner des leçons de mathématiques à Denys. Anne-Mathilde Paraf et Emile Roche leur rendaient également très souvent visite."



Pierre Laffitte, sénateur des Alpes maritimes, à l'origine de la Technopole Sophia-Antipolis.

La cérémonie de remise à titre posthume des médailles et diplômes aux noms d'Emile Hugues et de Lucie Laffitte s'est déroulée à la Fondation Maeght de St-Paul de Vence ce 17 juin. La délégation du Comité Français pour Yad Vashem était composée de Jacques Eloit ainsi que de William Zekri.

Remerciements à Arlette Sebag, chargée au Comité de l'organisation des cérémonies, pour la documentation ayant permis cette page.

Pour le reportage de Nice Matin, cliquer ici.

lundi 16 juin 2008

P. 48. "Mémorial des juifs de Seine et Marne"

Aux Editions La Plume et l'Ecran :

"Le livre mémorial des juifs de Seine et Marne durant la seconde Guerre Mondiale 1940-1945"

par Frédéric Viey

illustration de couverture ("le poids des silences") par Charles Goldstein



Les Editeurs :

- "Avec l’ouverture des documents aux Archives Nationales et Départementales concernant la Seconde Guerre Mondiale, il est possible d’avoir accès à toutes les pièces même si certaines sont encore très sensibles. Madame Isabelle Rambaud, directrice des Archives départementales de Seine-et-Marne, donne la possibilité de pouvoir consulter toutes les archives concernant cette période.

Dans ces documents, le plus incroyable est, sans doute, la découverte d’un camp de transit à Dammarie-les-Lys pour les Juifs étrangers habitant la Seine-et-Marne avant leur envoi vers Beaune-La-Rolande ou Pithiviers. Puis il y a aussi ces camps disciplinaires où des juifs sont internés selon leurs capacités professionnelles : manœuvres, tailleurs, tailleurs sur cuir, etc…
Il y a également ces camps de travail agricole où des Juifs parisiens se portent volontaires pour y travailler. Au bout de ces chemins, il y a, inexorablement, l’application des lois raciales antijuives, la déportation et la mort.

La Fondation pour la Mémoire de la Shoah travaille pour préserver la mémoire de cette immense catastrophe qui a réduit les rangs du Peuple Juif dans le Monde : 6.000.000 d’âmes. Cette fondation finance différents projets de recherches sur le recensement, le marquage, la déportation et l’extermination des Juifs et plus particulièrement des Juifs de France. Ces travaux trouvent leur réalisation et leur archivage dans le Mémorial de la Shoah qui remplace ce qui a été pendant plus de 50 ans le Centre de Documentation Juive Contemporaine. Il faut rappeler ici le long travail de recherches des minutes de la mise en place de l’extermination des Juifs de France et la traque des criminels de guerre ayant œuvrés en France, par Serge et Beate Klarsfeld, aidés par les ’’Fils et Filles des Déportés Juifs de France’’. Simon Wiesenthal, le chasseur de nazis, leur avait ouvert la voie.

Frédéric Viey, historien, retrace dans ce livre les douloureuses étapes de la vie quotidienne des Juifs en Seine et Marne de 1940 à 1945. Puis rend hommage aux Justes, qui au péril de leur vie, sauvèrent des fils d’Israël. Il y en a eu plus d’une vingtaine dans notre département."


L'auteur :

- "Aujourd’hui, il faut rendre hommage aux personnes qui trouvèrent la mort durant cette sombre période en citant les véritables raisons de cette extermination. En effet, en Seine-et-Marne comme dans tout l’hexagone, les israélites français et étrangers sont énumérés, marqués, spoliés, déportés et exterminés parce que Juifs ; vieil anti-judaïsme clérical ? La xénophobie du régime nazi, amplifiée par l’antisémitisme d’Etat d’un gouvernement ultra-nationaliste conduisent aux portes de l’enfer plus de 80.000 juifs de France."